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Salvatore Adamo, poésies et musiques lyriques

Salvatore Adamo, poésies et musiques lyriques

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"Bientôt NOËL" -1-

 

BIENTÔT NOËL

Noël approche,  bienvenue dans mon royaume de rêve !






Peu à peu l’automne a disparu, et a laissé place à ce merveilleux début d’hiver tout enneigé, il offre ses paysages blancs, et tout devient « Merveille » !






L’hiver au canada, Photo de Jeannine




Salvatore enjolive ce mois par quelques beaux concerts, en compagnie de ses musiciens







Ici, à Marche en Famenne, le 04 décembre 2009







Salvatore Adamo, Photo de Maria



Là, à Hasselt, le 08 décembre





Salvatore Adamo à Hasselt, photo de Maria





photo de Maria


Il faisait si froid, à Hasselt, que Salvatore a signé ses autographes dans le garage du casino !

 

Ne quittons surtout pas notre nuage !

 

 Car se poser, prendre le temps d’écouter une chanson, de lire une poésie, de regarder cette belle nature qui entre pour quelques semaines dans le royaume du silence, s’imprégner de cet esprit hors du temps, c’est devenir insaisissable « aux maux du siècle ».



 En effet, ce serait dommage de quitter le royaume des rêves juste au moment où, tous, même ceux qui n’ont pas l’habitude de rêver, prennent le temps de lire un conte de Noël aux enfants






-Cette image me rappelle un conte qui m’a été offert par ma mère et qui s’appelait le « Noël des animaux ». J’avais six ans, et comme pour matérialiser le livre et me donner conscience de l’amour des bêtes, elle m’a donné en même temps un charmant « Youky », immortel dans le cœur, qui m’a accompagnée pendant quatorze ans-


http://www.frizou.org/yolande_noel_contes/contes.html



Enjolivent leur maison pour accueillir famille ou amis

 

 




..Décorent leurs magasins, s’amusent un peu, et se creusent la tête pour accéder au fantastique…

Ici à Bruxelles, comme dans tant d’autres villes, le résultat est merveilleux










Et nos « Adamis » sont enchantés avec nous









Mais je ne peux m’empêcher de vous emmener vers « d’autres décembres », ceux de Pieter Bruegel, par exemple, glacials et entourés de patineurs heureux  et enjoués




http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pieter_Bruegel_d._%C3%84._107.jpg



..et des hivers d’autrefois généreusement décrits, radieux et extraordinaires, parfois réalistes et amers, que l’on retrouve dans les contes d’Andersen, Charles Dickens,  Clément Clarke Moore, Perrault…








Il arrive que les hivers d’aujourd’hui soient tout aussi « gelés » que ceux d’antan,  et Gérard Deligny nous présente cette réalité avec art et simplicité






Tableau d’hiver de Gérard DELIGNY



Et pour l’heure, que nous dit Salvatore ?







« Tous les bancs sont mouillés »

On ne peut plus s'asseoir
Tous les bancs sont mouillés
Oh la la, dépêche-toi

Tous les bancs sont mouillés
Les arbres sont rouillés
Mmm, aie pitié de moi

Je n'ai même pas de chapeau
Je suis trempé jusqu'aux os
Je suis trempé jusqu'au cœur
Et je t'avoue que j'ai peur
 


 De couler avec mes fleurs… 




Paroles et musiques de Salvatore Adamo : « jusqu’à l’amour » -1975-



Effectivement c’est vraiment trop triste…

Mais, peu après, Salvatore entre en scène et y dépose un des coussins, qui donnera le confort nécessaire à notre voyage de décembre 








Salvatore lors d’un concert à Namur en mai 2007, pose le « coussin-cœur »  que Fanfan à confectionner à son intention

 

A présent : « plein rêve » 

Empruntons le petit wagon rose que voici, nous y serons à l’abri en lisant cette poésie !

Les coussins n’y sont pas rouges mais qu’importe






http://www.cuk.ch/images/articles/3780/WagonRose.jpg

 

L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.

Tu fermeras l'œil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.

Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le cou...

REVE POUR L'HIVER
-
Arthur RIMBAUD   (1854-1891)

 

 

Et là, maintenant, qu’est-ce que tu fais Salvatore ?







Une caresse à notre amie Mercé !

 

C’est vrai que tu la mérites cette belle marque d’amitié, Mercé, fidèle « Adamie » depuis toujours, cette photo de Maria nous fait un immense plaisir.

Et ici ?







Et là ?









Tu prends la tête de Marilou !









Ah ! ici, c’est toi qu’on embrasse !








Mais dépêche-toi un peu ! Mireille avec « Le cher mari modèle » de Marilou,  t’attendent pendant ce temps là…

 

Voici à présent qu’arrive un ami de Salvatore, homme attachant et grand virtuose, pour nous accompagner pendant ce voyage de décembre 



 

Jean – Toots THIELEMANS -



  
 







The Jazztet feat. Toots Thielemans & Max Roach- Bag's Groove
envoyé par Delta_Mike. -



Quelques minutes de pur bonheur qu’il ne tient qu’à vous de partager en allant l’écouter sur scène



 

En décembre, s’il faut savoir écouter, il faut aussi savoir ouvrir sa porte !








http://www.twikeodream.com/images/3757736Magritte---Poison-(1939).jpg

 

 

Décembre  (Les hôtes)

- Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
je frappe au seuil et à l'auvent,
ouvrez, les gens, je suis le vent,
qui s'habille de feuilles mortes.

- Entrez, monsieur, entrez, le vent,
voici pour vous la cheminée
et sa niche badigeonnée ;
entrez chez nous, monsieur le vent.







- Ouvrez, les gens, je suis la pluie,
je suis la veuve en robe grise







http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6a/Theo_van_Rysselsberghe_Portrait_of_Madame_Charles_Maus.jpg

 

dont la trame s'indéfinise,
dans un brouillard couleur de suie.

- Entrez, la veuve, entrez chez nous,
entrez, la froide et la livide,
les lézardes du mur humide
s'ouvrent pour vous loger chez nous.

- Levez, les gens, la barre en fer,
ouvrez, les gens, je suis la neige,
mon manteau blanc se désagrège
sur les routes du vieil hiver.







- Entrez, la neige, entrez, la dame,
avec vos pétales de lys
et semez-les par le taudis
jusque dans l'âtre où vit la flamme.

Car nous sommes les gens inquiétants
qui habitent le Nord des régions désertes,
qui vous aimons - dites, depuis quels temps ? -
pour les peines que nous avons par vous souffertes.

Émile VERHAEREN   (1855-1916)

 

 

Brillant Verhaeren, réuni ici avec quelques uns de ses illustres amis, et qui se penchent avec cœur sur le sort des hommes







http://www.avoixautre.be/article.php3?id_article=294

 

Comme nous sommes bien au chaud, « dans notre nuage hors des temps », je vous laisse imaginer, juste avant de passer dans la salle à côté…










Je vous rejoins bientôt !


Publié le 18/12/2009 à 06h04

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