Quelques belles pierres grises, brûlantes de soleil, qui forment un escalier qu’on ne peut que monter…et qui nous emmène directement « dans les nuages » !
Il suffira de quelques mots, de quelques notes de musique, et de quelques images ou photos, parfois de belles toiles, d’un regard, d’un sourire, pour vous emmener avec plus de passion encore, dans le domaine merveilleux du rêve et de l’enchantement…

Comme vous le savez, Comiso, ville sicilienne a vu naître Salvatore Adamo !
Et je souhaite vous parler de Laura, une « adamie » qui nous est chère au cœur, est aussi une adorable et généreuse artiste
Lors d’un voyage dans cette ville, elle a effectué une toile marquée du sceau de Salvatore Adamo et qui représente sa maison natale

Observons quelques instants ce merveilleux tableau, en sa compagnie, on pourra si on remonte, non pas les escaliers mais le temps, - (vous savez qu’ici, c’est chose aisée)-, voir notre ami Salvatore, enfant, sortir de chez ses parents, puis aller s’asseoir en compagnie de son petit camarade de classe, et ami, pour jouer. Vous les apercevez là-haut sur les marches devant la maison familiale.
Durant quelques instants, suivons les pas nos amis Laura, Alain et leur époux respectifs
Ici, les « adamis » sont les bienvenus, cela chauffe le cœur…mais aussitôt le soleil jaloux, vient caresser leur peau et l’embellir pour ne pas être oublié..

Le vrai bonheur qui fait plaisir à voir : notre ami Alain ne se prive de s’asseoir avec Michèle son épouse, sur les pas de Salvatore..
Le tableau de Laura, n’ayant pas fini de voyager, ira bientôt rejoindre « le coin de paradis » de Salvatore, au musée de la chanson française, dont une vitrine qui lui est consacrée a été créée grâce à l’admiration que lui porte Marie Bézier, charmante chanteuse

Admiration, alliée à la générosité et l’aide d’Alain, mais également de nombreux autres « adamis » tout aussi fidèles, et de Maurice Lecorps, secrétaire général de ce musée, (dont je reviendrais bientôt vous parler plus amplement encore)
Le 10 février dernier dans le journal « Ouest France » est parue une lettre que Nicole, épouse de notre chanteur, a écrit à Monsieur Lecorps

Voici ce que l’on peut y lire :
En mai dernier, Nicole Adamo écrit une lettre à Maurice Lecorps, secrétaire général du musée de la chanson française. Elle le remercie ainsi d’avoir réalisé une vitrine en hommage à son mari, Salvatore Adamo : « L’honneur est pour Salvatore Adamo. Il vous remercie d’avoir pensé à lui et bien entendu, quand nos pas nous conduirons dans la région pour un concert, nous nous ferons un plaisir de venir admirer votre musée qui répond si bien à notre mémoire collective. »
Cette vitrine dans le musée de la chanson française est l’œuvre d’une chanteuse nantaise de Musidora, Marie Bézier. Fan d’Adamo, elle interprète ses chansons avec talent. Elle est aussi membre active du cercle international des amis d’Adamo, venus visiter le musée à la Planche, début septembre.
Fin janvier, une agréable surprise attend Maurice Lecorps. Il reçoit en effet une carte de vœux de Belgique, avec un joli texte, comme le refrain d’une chanson. La carte est écrite et cosignée par Salvatore et Nicole Adamo. Le couple encourage les responsables du musée :
« Et qu’à la fin de l’année deux mille dix – Vous prenne l’envie de réclamer un bis – Parce qu’elle aura été tellement belle – Santé, amour… et or dans l’escarcelle. »

Tournons à nouveau notre regard vers la Sicile et laissons la parole à Salvatore qui nous parle de sa vie, personne mieux que lui ne peut le faire !
Me viennent alors en mémoire ces quelques mots bien mis, d’Emile Verhaeren et qui font accéder à l’irréel
Des paroles rares, emplies d’histoire et de mythologie, de voyages, faisant fi du temps
Car de la Sicile à la mer du nord, il n’y a parfois qu’un songe, faisant apparaître quelques Sirènes dont le sens nous échappe parfois..
AU NORD
Deux
vieux marins des mers du Nord
S'en revenaient, un soir d'automne,
De la Sicile et de ses îles souveraines,
Avec un peuple de Sirènes,
A bord.
Joyeux d'orgueil, ils regagnaient leur fiord,
Parmi les brumes mensongères,
Joyeux d'orgueil, ils regagnaient le Nord
Sous un vent morne et monotone,
Un soir de tristesse et d'automne.
De la rive, les gens du port
Les regardaient, sans faire un signe :
Aux cordages le long des mâts,
Les Sirènes, couvertes d'or,
Tordaient, comme des vignes,
Les lignes
Sinueuses de leurs corps.
Et les gens se taisaient, ne sachant pas
Ce qui venait de l'océan, là-bas,
A travers brumes ;
Le navire voguait comme un panier d'argent
Rempli de chair, de fruits et d'or bougeant
Qui s'avançait, porté sur des ailes d'écume.
Les Sirènes chantaient
Dans les cordages du navire,
Les bras tendus en lyres,
Les seins levés comme des feux ;
Les Sirènes chantaient
Devant le soir houleux,
Qui fauchait sur la mer les lumières diurnes ;
Les Sirènes chantaient,
Le corps serré autour des mâts,
Mais les hommes du port, frustes et taciturnes,
Ne les entendaient pas.
Ils ne reconnurent ni leurs amis
- Les deux marins - ni le navire de leur pays,
Ni les focs, ni les voiles
Dont ils avaient cousu la toile ;
Ils ne comprirent rien à ce grand songe
Qui enchantait la mer de ses voyages,
Puisqu'il n'était pas le même mensonge
Qu'on enseignait dans leur village ;
Et le navire auprès du bord
Passa, les alléchant vers sa merveille,
Sans que personne, entre les treilles,
Ne recueillît les fruits de chair et l'or.
Émile VERHAEREN (1855-1916
Comment ça, mon œil ?
Mais enfin, Salvatore, on est en direct, soit plus vigilant quand même !

Mais il n’y pas qu’Emile Verhaeren qui parle de la Sicile et de ses origines
Médaille antique
L'Etna
mûrit toujours la pourpre et l'or du vin
Dont l'Érigone antique enivra Théocrite ;
Mais celles dont la grâce en ses vers fut écrite,
Le poète aujourd'hui les chercherait en vain.
Perdant la pureté de son profil divin,
Tour à tour Aréthuse esclave et favorite
A mêlé dans sa veine où le sang grec s'irrite
La fureur sarrasine à l'orgueil angevin.
Le temps passe. Tout meurt. Le marbre même s'use.
Agrigente n'est plus qu'une ombre, et Syracuse
Dort sous le bleu linceul de son ciel indulgent ;
Et seul le dur métal que l'amour fit docile
Garde encore en sa fleur, aux médailles d'argent,
L'immortelle beauté des vierges de Sicile.
José-Maria de HEREDIA (1842-1905)
Mais depuis la belle Sicile, tu as suivi ton chemin, inlassablement, et dernièrement tu as fais la joie de ceux qui admirent l’Olympe et ses dieux mythiques

Probablement es-tu apprécié d’Apollon en personne, dieu des musiciens et des poètes...

Faisant le bonheur
de très nombreux admirateurs


D’Olympie à l’Olympia il n’y a qu’un souffle, et tu l’as à nouveau franchi,
Ici en compagnie d’une jeune et talentueuse cantatrice : Anne Catherine Gillet



Mêlant nouvelles et anciennes chansons, rendant hommage à la Callas avec brio, c’est certain, on ne lassera jamais de t’entendre, Salvatore

Quelques « Adamies » face à l’Olympia et dont le sourire à lui seul suffit à transmettre leurs sentiments
On peut lire dans les journaux, à la suite de ton
passage à l’Olympia :

Ce qui donne à y regarder de plus près :


Et pendant ce temps, il a fallu surveiller les téléspectateurs :
Voyons !
Qu’est-ce que tu fais là sur la télévision, Mimine ?
Enfin ne sais-tu
pas que c’est devant la télé, pas au dessus, qu’il faut-être !
Regarde lui, le minou adorable, a compris, et en plus, personne ne peut se mettre entre lui et l’image
Mais au fait qu’attends-tu ?
Laisse, c’est une présentation de l’Olympia qu’ils vont nous passer dans quelques minutes à la tv, Y’a Salvatore qui chante des nouvelles chansons
Fais attention Minou, tu es trop près de l’écran, tu vas loucher !
Et voilà Isis,

Sage déesse…-si on veut- sait fort bien où se mettre pour observer la télévision, plus exactement Salvatore son idole

A très bientôt pour la suite du voyage
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